Le client sait ce qu'il doit décider, rarement quelle méthode convient. Qualitatif ou quantitatif, focus group, test produit, panel : classer l'offre par question posée capte des demandes qui iraient sinon à une agence.
La solidité est le vrai produit : taille d'échantillon, recrutement, marge d'erreur, comparabilité dans le temps. C'est exactement ce que vérifie quelqu'un qui devra défendre les chiffres en comité.
Le délai et le livrable décident plus souvent que le prix. Annoncer sous quel délai le résultat arrive et ce que le client reçoit — données brutes, rapport, présentation — fait gagner les projets sous contrainte de calendrier.
Un rapport qui s'arrête aux chiffres laisse le client seul devant le plus dur. Ce que les résultats impliquent pour la décision en cours, laquelle des trois options ils soutiennent et ce qu'il vaut mieux écarter : c'est précisément ce qui est acheté, et rarement ce qui est livré.
À qui appartiennent les données à la fin ? Données brutes, retranscriptions, enregistrements des groupes, identité des participants. Écrire ce que le client reçoit, ce qui est détruit et pendant combien de temps le reste est conservé répond à la question posée par tout service juridique avant signature.
Et si le budget est petit ? Quelques questions dans une enquête omnibus, dix entretiens au lieu de cent, un test auprès de ses propres clients. Dire honnêtement ce que cela donne — et quand une étude ne se justifie pas — amène des petites missions qui deviennent grandes.